Noël est mort.
Qui l’a mise là, personne ne le sait. Elle est placée magistralement sur la chaussée, à côté d’une file de voitures en stationnement. Au début, personne n’y a prêté attention, d’autant plus qu’il pleut et qu’il fait relativement froid ; et tout à chacun a vraiment autre chose à faire. Les illuminations, les vitrines resplendissantes, la foule et sa cohue respirent Noël ; et quand l’époque de Noël s’annonce, une bonne partie de l’Humanité a autre chose à penser. Nul ne l’a réellement vue à part quelques automobilistes qui ont dû l’éviter. C’est qu’elle entrave quelque peu la circulation.
Le vent cinglant par rafales la ville devient glacial alors que le rythme du trafic s’accélère. Du haut de ma fenêtre, j’observe ce va-et-vient incessant de véhicules, ces remous de foule qu’un ciel d’ampoules multicolores baigne d’une lumière vaporeuse. La pluie crépite sur les vitres et la tourmente ballotte les guirlandes électriques.
Qui l’a mise là, personne ne le sait. Elle est placée magistralement sur la chaussée, à côté d’une file de voitures en stationnement. Au début, personne n’y a prêté attention, d’autant plus qu’il pleut et qu’il fait relativement froid ; et tout à chacun a vraiment autre chose à faire. Les illuminations, les vitrines resplendissantes, la foule et sa cohue respirent Noël ; et quand l’époque de Noël s’annonce, une bonne partie de l’Humanité a autre chose à penser. Nul ne l’a réellement vue à part quelques automobilistes qui ont dû l’éviter. C’est qu’elle entrave quelque peu la circulation.
Le vent cinglant par rafales la ville devient glacial alors que le rythme du trafic s’accélère. Du haut de ma fenêtre, j’observe ce va-et-vient incessant de véhicules, ces remous de foule qu’un ciel d’ampoules multicolores baigne d’une lumière vaporeuse. La pluie crépite sur les vitres et la tourmente ballotte les guirlandes électriques.
Les feux tricolores passent au rouge et un grand camion semi-remorque tourne dans l’avenue. La cabine passe sans difficulté mais la longueur de l’ensemble coupe le carrefour et l’avant du tracteur menace maintenant l’aile d’une automobile garée bien sagement le long du trottoir. Les feux changent de sens alors que le chauffeur du gros engin manœuvre. Coups de klaxons, certains avancent, d’autres hésitent ou patientent, quelqu’un double et c’est l’embouteillage. Le chauffeur de l’énorme poids lourd s’affaire avec dextérité, braque, contre-braque, recule un peu, avance à nouveau… mais oui pardi ! C’est elle qui le gêne. Les freins gémissent, l’air comprimé fuse par jets puissants, les avertisseurs s’indignent, le routier s’énerve finalement et s’en prend à ses semblables qui l’houspillent ou le conseillent de loin.
Une véritable armée de pardessus et de manteaux prend alors d’assaut les passages cloutés et empêche momentanément le malheureux de se délivrer. Alors qu’elle, elle est là, bloquant sa route aux abords du puissant moteur qui transmet par l’intermédiaire de l’accélérateur l’état de nervosité du pilote devenu bien excité. La tempête bat son plein. La signalisation lumineuse a beau imposer sa loi, rien n’y fait : le croisement est bel et bien bloqué...
© Patrick Cousin de Haes - Studio Live Editions 2006
1 commentaire:
Triste titre !!!
une autre façon de décrire la magie de Noêl !!!moment de joie pour beaucoup mais pas pour tous !!!
la réalité !!dans toute sa "splendeur "!!!
très bien écris !!!!
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