vendredi 21 novembre 2008

Magister Dixit (extrait) de Patrick Cousin de Haes

Magister Dixit

... - Non Saïd, je t’aime bien mais je ne t’aime pas ! » déclare Claudia Mencini à La Glu.
- Mais c’est un non-sens ce que tu me dis là ! Si tu m’aimes, tu ne peux que m’aimer. Ou tu m’aimes, ou tu ne m’aimes pas. Si tu m’aimes, tu m’aimes ! Claudia, mon Amour à moi ! Tu m’aimes, dis ? »
- Oui, je t’aime, mais pas d’amour : je t’aime d’amitié. Voilà tout ! »
- Mais comment peux-tu dire des choses pareilles avec tout ce qui s’est passé entre toi et moi ? Entre nous deux ? De l’amitié ? Quelle amitié ? Tu m’as embrassé, Claudia, devant tout le monde, devant ma mère, mon père, mes cousins, même devant des gens que nous ne connaissions pas ? Et tu veux me faire croire que tu ne m’aimes pas ? A moi ? A moi ? »
- Tu sais très bien les circonstances de ce baiser. D’abord, il y a prescription ! »
- Comment prescription ? On est au tribunal ou quoi ? »
- Il y a prescription car cette histoire date de 15 ans. Ensuite, c’était à l’occasion d’une représentation théâtrale qui était donnée lors d’un spectacle de fin d’année, au collège, Saïd ! C’était du bidon, de la mise en scène, du faux ! Quelle patience il faut avec toi ! Tout est toujours compliqué avec toi ! Tu es un brave garçon, mais, hou-là-là ! Tu es lourd ! »
- 1 m 80 – 70 Kg ! N’empêche, tu te souviens du jour et de l’endroit ! Tu vois, si tu t’en souviens, c’est que tu m’aimes ! Quand on aime, ces choses-là, elles restent gravées la dedans ! Je le savais ! Je le savais ! Ah ! Claudia ! Je suis le plus heureux des hommes ! »
- J’allais dire quelque chose mais je préfère me taire. Bon, à propos, pour revenir sur des sujets moins romantiques, où en es-tu avec la traduction que je t’avais demandée ? Saïd ! Et ne me regarde pas de cette façon ! Saïd, s’il te plait ! »
- Je deviens poète auprès de toi, mon Amour ! Comment exprimer cette foule de sensations fugitives que j’éprouve lorsque je suis auprès de toi ! Sont-ce tes cheveux et leurs boucles qui m’accrochent tel l’asticot à l’hameçon ? Sont-ce tes yeux qui m’envoûtent telle la proie face au serpent ? Sont-ce tes mains qui m’agrippent tel un insecte retenu par une toile d’araignée ? Peu importe : je suis victime de notre amour et je succombe bel et bien, poings et pieds liés. »
- Plutôt fou à lier, oui ! »
- Oui, fou de toi, ma Claudia ! Je suis à toi : prends-moi ! »
- Mais je te prends pour ce que tu es, La Glu : un garçon très attachant, collant, mais très attachant . Maintenant, tu me pardonnes, mais mon travail m’attend. Je te bise. »
- Ah ! Si tu pouvais mon Amour, ajouter un a à bise ! »
- J’y mettrais plus volontiers un r ! »...
© Patrick Cousin de Haes - Studio Live Editions 2005

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Je vois qu'il y a du changement !!!

quel plaisir de vous lire !!!

j'adore ! tout simplement !!!